| Nerval’s Poem (“Poèmes de Nerval”), composée à al demande de l'Orchestre d'Harmonie de Dauendorf (Alsace), est une œuvre basée sur quatre poèmes extraits du recueil Odelettes du poète français Gérard de Nerval (1808–1855). Souffrant les tourments de la psychose, Nerval, poète maudit, vivait dans le royaume de son imagination, s’identifiant à des princes de contes de fées et des héros orientaux. Son œuvre restreinte, mais sublime, a profondément inspiré les poètes symbolistes et surréalistes. Jacob de Haan a composé des thèmes en osmose avec les rythmes des poèmes. Nerval’s Poems peut être interprété par un ensemble instrumental seul ou avec Voix (ou Chœur à l’unisson).
Les quatre poèmes sont précédés par un prologue qui s’inspire du quatrième mouvement de la suite. Une allée du Luxembourg évoque un moment fugitif cristallisant le sentiment amoureux et le regret du temps passé. Dans le second poème, l’Espagne est reconnue comme le chant d’inspiration de l’écrivain. La musique est un amalgame de couleurs et de sonorités hispano-arabisantes. Chanson Gothique cultive les voluptés de la vie. Jacob de Haan seconde la musique des mots avec une chanson qui puise dans le thème du Prologue. Véritable ode à l’imposante et impressionnante cathédrale parisienne, Notre-Dame de Paris clôt l’œuvre. Les mesures d’introduction sont basées sur un lied de Schumann intitulé Là, dans les eaux du Rhin (Les Amours du Poète, op. 38) et dédié à une autre célèbre cathédrale européenne : la Cathédrale de Cologne.
Note au chef d’orchestre :
L’interprétation avec un soliste vocal nécessite l’utilisation d’un micro. Une adaptation de l’instrumentation ne devrait pas être nécessaire. Bien que l’équilibre de la mélodie ait été élégamment dosé, il est possible de supprimer certaines lignes mélodiques instrumentales pour ne pas doubler/couvrir la partie vocale [cela ne devrait pas être nécessaire si le/la soliste chante avec un micro]. Les chants doivent être interprétés dans un style qui s’inscrit dans la lignée de la chanson française
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