Bridge Between Nations
 

 
Durée: 9:00
Jacob de Haan
Degré de difficulté: 4   

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Cette composition jette un pont musical entre les différentes nations de l’Union Européenne. Chaque pays est représenté par un fragment de son hymne national dans un traitement musical créatif, surprenant et plaisant pour l’auditoire.

Jacob de Haan a intégré l’ensemble des hymnes nationaux des États membres de l’Union Européenne (y compris des pays entrés en mai 2004). Par ailleurs, certains hymnes (tels que ceux de la Finlande et de l’Estonie) partagent la même ligne mélodique. La République de Chypre dont la population est formée des communautés grecque et turque ne possède pas d’hymne national intercommunautaire mais combine les hymnes grec et turc. Dans la mesure où la Turquie a fait acte de candidature à l’entrée dans l’Union Européenne, le compositeur fait aussi entendre un extrait de cet hymne.

Les fragments mélodiques se suivent et se complètent avec une fluidité naturelle. Cette pièce n’est pas structurée comme un medley habituel mais plutôt comme une œuvre de concert variée qui s’inscrit dans des traditions nationales. Jacob de Haan a choisi de développer la plupart des hymnes dans une tonalité mineure, émotionnellement mélancolique.

Le développement (allegro resoluto) débute avec la présentation du fragment initial du thème de l’Eurovision suivi de l’exposition de l’hymne belge qui évolue dans l’univers de la gamme tzigane. Bruxelles étant la capitale politique de l’Union Européenne, cet hymne s’est d’emblée imposé comme une évidence. L’échelle dite « tzigane » teinte la mélodie d’une couleur multiculturelle. L’hymne britannique conduit ensuite à un changement de tempo. Différents hymnes au caractère solennel (Pays-Bas, Suède, Slovaquie, Allemagne et Danemark) se succèdent dans un environnement qui reflète l’âme virtuose de la musique des Balkans. L’hymne national français se développe sur un tempo lent avant de céder sa place aux hymnes espagnol, tchèque, turc / chypriote, portugais et letton dans un contexte très expressif et riche en nuances. L’itinéraire musical se poursuit sous la forme d’un andantino joyeux et plein de sensibilité, à travers la Finlande / Estonie, l’Irlande, l’Italie et la Slovénie. Jacob de Haan propose alors une danse vivace où résonnent les hymnes autrichien, polonais, hongrois, luxembourgeois, lituanien et grec / chypriote (en simultané). Cette danse se conclut sur l’introduction majestueuse (à l’unisson) de l’hymne maltais suivi d’un prestissimo pétillant qui clôt cette composition brillante. Le pont entre les nations est achevé.
 
 


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